Passion : du latin Passio - pour sa part issu du verbe patior signifiant « souffrir, éprouver, endurer » autrement dit un ensemble d'états dans lesquels un individu est « passif », par opposition aux états dont il est lui-même la cause.
Amour = passion = souffrance
Suite logique
L'amour induit la souffrance. La passion du Christ, c'est l'Amour de Dieu, c'est la souffrance. C'est l'amour du monde, il souffre pour nous. Et c'est pour ça qu'il m'arrive de souffrir : c'est parce que Dieu m'aime. Les épreuves, dans l'amour, est finalement indispensable. C'est comme ça qu'il survit, qu'il se teste. Le monde souffre : c'est parce que Dieu l'aime. Et c'est pour cela que j'aime, parce que je souffre. Et ce degrés de souffrance établit l'amour qu'on a pour l'autre. Et plus nous aimons de personnes, plus on souffre, car plus on dépend d'eux.
Peut-être que j'ai souffert pour l'amour, et pour l'amour de Dieu que je perdais par moi-même. Et j'ai tellement souffert de l'avoir perdu (même si Dieu aime de la même manière tous les jours, c'était moi le problème) que maintenant que je le retrouve progressivement, je me trouve heureuse. Vous savez, cette souffrance de perdre quelque chose ou quelqu'un, et de la retrouver nous la fait aimer plus encore. Le manque a donc sa part d'utilité.
Je souffre, et je ne suis pas seule, mais faut-il donc se lamenter ? Parce que, comme disait Proust ou la Bible, c'est l'épreuve, c'est la souffrance qui fait grandir. Et notre désir dans la vie, depuis le début, c'est de grandir, dans n'importe quelle Passion. La famille, les relations amoureuses, ou Dieu pour ma part, ça induit deux choses : Le Bonheur le plus total et la souffrance la plus intolérable. Mais un sans l'autre n'existe pas. Ou alors on s'emmerde, et ce n'est plus du bonheur.


