Amour, sans gloire, sans beauté

Amoureux, euse adj. et n. Qui aime d'amour, avec passion.
Passion : du latin Passio - pour sa part issu du verbe patior signifiant « souffrir, éprouver, endurer » autrement dit un ensemble d'états dans lesquels un individu est « passif », par opposition aux états dont il est lui-même la cause.

Amour = passion = souffrance
Suite logique

L'amour induit la souffrance. La passion du Christ, c'est l'Amour de Dieu, c'est la souffrance. C'est l'amour du monde, il souffre pour nous. Et c'est pour ça qu'il m'arrive de souffrir : c'est parce que Dieu m'aime. Les épreuves, dans l'amour, est finalement indispensable. C'est comme ça qu'il survit, qu'il se teste. Le monde souffre : c'est parce que Dieu l'aime. Et c'est pour cela que j'aime, parce que je souffre. Et ce degrés de souffrance établit l'amour qu'on a pour l'autre. Et plus nous aimons de personnes, plus on souffre, car plus on dépend d'eux.
Peut-être que j'ai souffert pour l'amour, et pour l'amour de Dieu que je perdais par moi-même. Et j'ai tellement souffert de l'avoir perdu (même si Dieu aime de la même manière tous les jours, c'était moi le problème) que maintenant que je le retrouve progressivement, je me trouve heureuse. Vous savez, cette souffrance de perdre quelque chose ou quelqu'un, et de la retrouver nous la fait aimer plus encore. Le manque a donc sa part d'utilité.

Je souffre, et je ne suis pas seule, mais faut-il donc se lamenter ? Parce que, comme disait Proust ou la Bible, c'est l'épreuve, c'est la souffrance qui fait grandir. Et notre désir dans la vie, depuis le début, c'est de grandir, dans n'importe quelle Passion. La famille, les relations amoureuses, ou Dieu pour ma part, ça induit deux choses : Le Bonheur le plus total et la souffrance la plus intolérable. Mais un sans l'autre n'existe pas. Ou alors on s'emmerde, et ce n'est plus du bonheur.

# Posté le mardi 10 novembre 2009 15:30

Un million d'apparitions

Ô je rêve en ce jour, embrassant l'aube du soir, la lumière du matin, les milliers de regards bleus s'ouvrent plein d'espoirs, et d'un coup, les cieux apparus, l'immensité ouverte, les c½urs d'enfants se noyant, s'abandonnant dans les lames des astres, la chevelure d'étoile brillante sur la vaste peau bleue, tremblante dans les reflets d'or d'une eau endormi. Les hommes, rempli plein de silence, de sublimation, l'eau salée de la mer coula sur leur joue, et les vagues les emporta. Ils sont nus, ils n'ont jamais été plus beaux encore, et leur corps flottant comme de légères plumes blanches, se dispersaient sans se toucher. Et les deux mondes, les cieux et les eaux, s'organiser de la même beauté, les constellations admirés et admiratrices, des deux côtés, les étoiles ébahies pleuraient à jamais encore du même sentiment violent de sublime.
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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 16:15

Modifié le mardi 01 décembre 2009 15:23

Falling rain

Falling rain
J'entends le crachat de la cruauté me voler mon âme,
je hais la puanteur de l'ennui, qui me fait attendre toujours et encore,
et je languis, je crie au nom du bonheur.
Ô Père, que fais-tu de moi ?
Ne l'entends-tu pas, mon appel hurlant qui prononce ton nom,
Ne le vois-tu pas, Seigneur, mes larmes déchirantes qui me brûlent les yeux ?

Et je marche doucement sous une pluie fine,
je m'évanouis sur les herbes folles,
et je suis boueuse, blafarde,
et mon c½ur sans âme n'arrive plus à se cacher.
Oh, mes rêves se détruisent, ô mes rêves s'envolent !

Je me réveille dans des eaux de nuit,
et je sens, c½ur apaisé, ni le chaud ni le froid
ni le monde, ni la vie
mais la tiédeur du ciel qui souffle sur mon corps englouti
dans une couverture de constellations et d'ondes,
qui dorment en silence dans le pourpre du rayon.


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# Posté le vendredi 16 octobre 2009 15:58

Je crie, je crie, mon coeur ne prie plus la paix mais la guerre.

Je crie, je crie, mon coeur ne prie plus la paix mais la guerre.


Déchaîné, l'homme fou hurle sur la colline
Il suit le rythme chaotique du souffle violent et des nuages en hâte
Il court sur des tapis verts et vierges, que personne n'a encore foulés
Et ses cheveux valsent comme des chevaux,
Et ses larmes courent sur sa joue,
Echo déchirant d'un cri désespéré – Folie ! Folie !
L'homme est fou, il est fou, il est homme
Il s'épuise, il court, il se tue
Et le monde autour crie sa vie, sa pauvre vie, blafarde
Eclaboussée par la société, il fuit
Désespoir, ô désespoir, il s'arrête
S'écroule
Et plus rien.

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# Posté le mardi 22 septembre 2009 14:52

Le sublime soleil en plein songe fait briller la pensée désintéressée de cette saison. Les gouttes d'eau sont doucement remplacées par la pluie dansée des branches du saule qui caresse la rive de ses milles feuilles.
Le murmure du vent qui le traverse calligraphie l'eau d'ondes parfaites ; plus loin, on entends le chant des pétales sous le zéphyr d'un rosier à la rêverie riante.

Comme il en faut peu, pour mener l'homme dans un état de sublimation,
un bruit, une note, un chant ; une image, une peinture, un souvenir ;
que peut-on y faire maintenant s'il dénigre ce bonheur ?

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# Posté le samedi 01 août 2009 15:45